Le Lyon Urban Trail, le LUT, comme on dit ici à Lyon, c’est LA course pour découvrir Lyon. Loin de la grosse organisation du Run in Lyon, la course regroupe tout de même pas loin de 10 000 coureurs. Plusieurs parcours sont proposés : 35km/1500d+, 23km/900d+, 14km/400d+ et nouveauté 2016 un parcours de 8km/300d+ pour répondre à la demande de plus en plus forte des runners qui souhaitent découvrir le trail. Les ratios kilomètres / dénivelés sont très bons pour un trail urbain, il y a de quoi se faire mal aux cuisses à Lyon et c’est dans cette optique que je me suis inscris sur le parcours 23km et ses 900d+.

Prépa ou pas prépa…?

6 mois que je n’avais pas enfilé un dossard, le temps de me débarrasser de quelques blessures, de quelques gênes à plusieurs niveaux et de me remettre à courir régulièrement, sur plusieurs semaines et sans se re-blesser. C’est donc début février que je décide de m’inscrire pour ma première course de l’année. Le site du LUT est très bien fait, les parcours bien détaillés, ça donne envie ! Je ne m’impose pas de préparation spécifique pour cette course (je ne suis pas adepte du plan strict à respecter, j’aime courir comme j’ai envie) mais avec 170km courus le mois précédent la course dont quelques séances de fractionné, du fartlek et des sorties longues, je me sens bien. Peut être même trop bien, la semaine précédente je fais une sortie de 35km/1400d+, pas très malin avant une course. Je me présente donc au LUT sans m’être vraiment préparé pour et les objectifs sont clairs : se faire plaisir, ne pas se blesser et se tester pour envisager des plus grandes distances sur la suite de la saison.

 

Escaliers, le commencement…

Et voilà, 8h30, 10 degrés, un grand soleil et 1500 personnes sur la ligne de départ du 23km, dont moi, très mal placé, come d’hab’, dans la troisième vague, 800ème environ… Apparemment je n’apprends pas de mes erreurs, je suis mal placé et je sais que je vais devoir doubler sans cesse et avec les escaliers ce ne sera pas simple.
Le départ est donné, c’est parti pour 2h20 de course si je suis dans une forme olympique et 2h30 dans le pire des cas, normalement ! Les 6-7 premiers kilomètres sont comme prévus, les plus durs du parcours : beaucoup, beaucoup de marches, deux fois la montée à Fourvière et la fameuse montée de la Sarra.  Comme prévue je paye mon mauvais placement avec des embouteillages qui me dérangent, je ne peux pas courir à mon rythme sur pas mal de portions. Arrivée au premier ravito, je suis à un rythme de 6min50 au kilomètre, même si je n’ai pas d’objectif réel de temps et que la première partie est la plus dure je pensais être capable de finir ce parcours entre 6min/km et 6min15/km, j’en suis loin et ça m’agace ! Je décide de pas perdre de temps au ravito, un verre d’eau, un quart de banane et en avant, faut corriger le chrono…

 

Tu me doubles, je te double

Deuxième partie de la course, je me sens bien, il y a quelques plats pour relancer, moins de marches, les montées et descentes sont moins étroites ce qui me permet de doubler plus facilement, certains commencent à tirer la langue, je les dépose. C’est bien, ça donne des ailes, j’ai l’impression d’être fort, même si je ne le suis pas, c’est pas désagréable 😀 ! Mais attention à ne pas se brûler les ailes, je garde la tête froide et je me grille pas, je marche dans les grosses difficultés pour ne pas perdre trop d’énergie et tout garder pour bien relancer sur le plat et en descente. Je remarque une fille qui à la même allure que moi, je la reprends en montée quand elle me reprend en descente, on se double et on fait le yoyo comme ça sur bien 10km.

La montre affiche 6min15/km lorsque j’arrive au deuxième ravitaillement, il reste 6-7 kilomètres et j’ai en tête que les kilomètres qui suivent seront les plus simples, je me mets à espérer de tenir le 10km/h de moyenne et j’en fait mon objectif à ce moment-là de la course. Et pour mettre toutes les chances de mon côté je ne profite pas du ravitaillement, deux verres cul sec et un quart de banane, 15 secondes après je suis reparti et je relance directement sur le faux plat descendant…motivé !

Escaliers en masse, c’était pas prévu ça

Les 3-4 kilomètres qui suivent je suis toujours bien, je tiens un bon rythme, la montre descend à 6min05/km de moyenne, je me dis que je vais le faire. Je joue toujours au « tu me doubles, je te double » avec la même fille et cela jusqu’au 20ème kilomètre, puis elle accélère, je décide de ne pas suivre et de garder mon rythme, je suis toujours bon pour tenir mon objectif fixé au dernier ravitaillement !

Sauf que les deux derniers kilomètres vont pas vraiment se passer comme je l’imaginai, beaucoup trop d’escaliers et de denivelé à avaler, je me suis pas renseigné sur la fin de parcours et je le regrette, moralement c’est pas cool de penser que c’est la dernière montée alors qu’en réalité il en reste, il en reste trop… les cuisses sont durs, les mollets vont exploser mais je lâche pas, le chrono revient à 6min10/km mais c’est « normal » cette fin est compliqué, très compliqué. Le dernier kilomètre à d’ailleurs fait 1,8km à ma montre…horrible !

Crédit photo : Des bosses et des bulles

Je sens la fin, je sais maintenant que c’est la dernière descente (escaliers bien entendu), on est sur les quais, direction l’hôtel de ville et l’arrivée, 9-10 marches pour monter sur la place de l’opéra, je relance, il reste 200m, je sprint tant bien que mal… et BIM… le drame, une crampe, une grosse crampe derrière ma cuisse gauche. Je peux pas continuer à courir et je veux surtout pas me blesser, je prends donc 10sec pour m’étirer, la douleur passe, je repars, et je passe la ligne en 2h26, heureux, sans blessure et dans le timing souhaité, la montre affiche 6min09/km.

Une course au top

Première course de la saison terminée, très heureux, je me savais capable de tenir ce rythme et je sais que mieux placé j’aurai pu gagner encore quelques minutes et atteindre les 6min/km. Classé 182ème sur plus de 1300 je suis pleinement satisfait. J’apprends que la partie de yoyo sur le parcours était avec la future deuxième féminine, bravo à elle !

Je conseils le Lyon Urban Trail, très très bien organisé, bonne ambiance, j’imagine que pour pas mal de monde ça ne vaut pas un trail de montagne mais c’est tout aussi dur, c’est différent, c’est à faire ! Je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous, je ne connais pas l’auteur mais elle permettra de vous rendre compte du parcours 😉

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